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A L'AUBE DE L'URBANOCÈNE

Le 31 janvier 2021 De 13:00 à 14:00
Gratuit
Hôtel 71
© Louis Hansel - Unsplash
© Louis Hansel - Unsplash

Dans ce séminaire, l’« urbain », le « proto-urbain » et quelques paradoxes des premières « cités invincibles » en Mésopotamie sont présentés par l'archéologue Johnny Samuele Baldi.

Les recherches récentes ont radicalement changé l’image de la première urbanisation qui, dans la Mésopotamie du 4ème millénaire avant notre ère, a abouti à l’émergence d’une technique sociale totalement nouvelle et relativement paradoxale : la cité. Processus souvent synthétisé dans la filière linéaire « village-cité-État », l’urbanisation aurait produit le « rural » et « l’« urbain », notions prétendument situées aux extrémités de cette évolution téléologique, termes d’une dichotomie organisationnelle structurant les espaces en « villes » et « campagnes ». Néanmoins, cette schématisation binaire ne peut rendre compte d’un processus touchant aussi bien aux agglomérations qu’aux hameaux, ni du phénomène proto-urbain, qui en Mésopotamie n’exprime pas une solution intermédiaire dans le cadre d’une transition obligée vers la ville. Bien que différents sur le plan organisationnel, l’« urbain » et le « proto-urbain » impliquent une discontinuité sans précédents dans les processus propres de l’anthropocène : un « urbanocène » aux conséquences paradoxalement entropiques notamment pour les subalternes. Ces nouveaux modèles d’agrégation impliquent des vulnérabilité hygiéniques, économiques et sociales qui les rendent apparemment difonctionnels. Pourquoi, alors, la cité mésopotamienne – voire la cité tout court – est, d’après la définition de R. McCormick Adams, « invincible » ?

Avec :
Johnny Samuele Baldi (France), archéologue

langue disponible pour cette séquence : français

Vidéo de la présentation :